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Les digitales
Une longue hampe florale, recouverte d’une multitude de fleurs en forme de clochettes blanches ou roses : la digitale se distingue par l’élégance de son port et la grâce de sa floraison. L’index peut se glisser dans chacune des petites cloches, ce qui vaut à cette plante son nom (digutus signifie doigt en latin) et ses surnoms populaires : gant de Notre-Dame ou Dé de bergère. De la famille des Scrofulariacées, ces plantes herbacées originaires d’Europe et d’Asie sont vivaces, parfois bisannuelles, et très rustiques : elles peuvent résister à des températures de -30°C. Les digitales aiment le soleil, la mi-ombre, et surtout les sols bien frais. Ces fleurs magnifiques n’ont qu’un défaut : elles sont extrêmement toxiques en cas d’ingestion.
Monet et les digitales
Dans « Le jardin impressionniste de Claude Monet », Vivian Russell relate une anecdote qui en dit long sur l’intérêt du peintre pour les digitales : dans une lettre à son ami Caillebotte, Monet lui demande de garder des graines de ses digitales et de lui en envoyer autant qu’il voulait s’il souhaitait s’en débarrasser…
Où et quand en voir à Giverny ?
Les digitales Digitalis purpurea « Excelsior » et « Sutton Apricot » fleurissent autour du bassin des nymphéas du mois de mai au mois de juillet. On peut aussi en voir dans le clos normand, plantées au milieu des azalées.











